
Kurt Blues Band [Chronique + Interview]
KURT BLUES BAND, une arrivée à pas feutrée
Et me voici, là, face à la mer avec le son du Kurt Blues Band dans les oreilles. Ce groupe français débarque sur les ondes avec son premier projet : « Chains on me ». Voyons s’ils arrivent à déchaîner nos passions.
Dès l’entame, « Chains on me » déroule sa ballade Bluesy et la voix tout en sobriété de sa chanteuse. Il y a une signature vocale. Cette voix douce et posée se ballade entre riffs et accords bleus. Le solo est bien posé, batteur et bassiste soutenant l’ensemble. Cela démarre plutôt bien même si j’avoue attendre un peu plus d’énergie dans la voix d’Edi, étant donné les effusions guitaristiques.
« I’am laughing» et « Stay in your bedroom » sont plus up tempo, bien sentis et plutôt accrocheurs. La composition et les arrangements tombent à point ; il y a de légères incursions du côté de la Soul 60’s. Je me laisse faire et commence à siffler tandis qu’à quelques mètres, la mer ronronne.
« Jimmy» creuse dans une veine plus James Hunter au début. Ce titre devrait faire le bonheur des salles de concert. Le changement radical de groove à mi-chemin est prompt à faire sauter le spectateur. Plutôt bien vu même.
« Stop man » est plus funky et les ponts insufflent une petite touche psychédélique qui contraste et font respirer l’ensemble.
« I needn’t say more» est vraiment très orienté Otis ; ce n’est pas pour me déplaire non plus. Du vieux blues rock.
On en vient désormais à « Open country » qui est mon titre préféré. Il y a du Tedeschi Trucks Band dans l’interprétation de cette chanson. J’aime franchement la manière qu’à le guitariste d’arriver avec un trémolo légèrement saturé et de progresser pas après pas. De plus, la voix me semble correspondre mieux à cette atmosphère feutrée.
Au final, c’est un début prometteur qu’il va falloir confirmer par la suite. Le talent est bien là et quelques chansons se détachent.
Fabrice Mareau

INTERVIEW
Si vous deviez décrire votre musique en un seul mot, ce serait lequel ?
Blues bien sûr. Mais on s’autorise souvent à sortir du cadre standard.
Qu’est ce qui caractérise le plus votre musique ?
En plus du blues qui constitue le socle, on rajoute un mélange de soul, de funk, de Rhythm & Blues, et
même un peu de rock. On ne fait pas que dans les 12 mesures classiques, on mixe plusieurs ingrédients
pour apporter différentes couleurs. Le plus important reste la spontanéité. On a enregistré l’album tous les
instruments ensemble, de façon « live ».
Quelles sont vos influences musicales ?
Tout le classic-blues-rock des sixties et seventies, et même celui qui sort encore aujourd’hui. Mais ce sont
surtout les références du genre qu’on a en tête : SRV, Clapton, Gallagher, Buddy Guy, Muddy Waters, BB
King…
D’où vient le nom de votre groupe ?
C’est le batteur Mickaël Kurt qui a fondé le groupe, d’où son nom.
Comment travaillez-vous pour créer vos chansons ?
Pour le morceau-titre de l’album Chains On Me, il y avait une idée de mélodie au départ. Avec la guitare et
la basse on a mis en place une grille d’accords, et enfin la chanteuse Edi a écrit un texte suivant son
inspiration. Les autres chansons datent des précédentes formules du groupe qui ont parfois eu clavier et
cuivres, mais nous les avons réarrangées pour les adapter à notre quartet chant-guitare-basse-batterie.
Quelle est votre actualité ?
Ces derniers temps, on a passé pas mal de temps à peaufiner les différentes étapes du CD :
enregistrement, mixage… maintenant on n’a qu’une envie : jouer sur scène. Des dates sont en train de se
programmer.

( Crédit photo : Jean-François Lixon )
Mickaël Kurt (batterie), Philippe Lyaudy (basse) et Jean-François Convert (guitare) habitent Lyon depuis longtemps. La chanteuse Edibelk Armas Musso est originaire du Venezuela et a rejoint le groupe en septembre dernier.
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